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Dimanche 18 mai 2008








J'aimerais juste que quelqu'un me prête un peu de sa force...
J'aimerais déjà avoir fini...
J'aimerais seulement ne plus être seule...
Je voudrais simplement que quelqu'un me comprenne. Un peu.
Rien qu'un tout petit peu.



Dimanche 18 mai 2008


Demain c'est le grand jour.
Non, je ne me sens pas bien, oui je stresse, oui je voudrais que ce soit fini.
Rien que de penser à ce qui m'attends m'épuise.
L'idée des allés-retours à faire sur 4 jours, toutes les modalités d'examen, de la vérification de l'identité aux feuilles en elles-même en passant par les attentes avant, le lieu inconnu, tout m'énerve.
Oui, je crois que j'ai la flemme, au fond, comme pour chaque devoir d'ailleurs. Ou plutôt je crois que ça me fait tellement peur que je n'ai pas le courage d'être motivée.

J'ai l'impression que je vais louper.
Non, je n'ai réussi à réviser finalement. J'en ai marre, ça fait trop plongtemps que j'étudie de la même manière, les même matières. Je traîne ce système scolaire depuis le début de la primaire.
Avant, je me suis tellement investie. Maintenant je n'en ai plus la force.
Et puis je ne peux pas réviser 8 mois de cours d'histoire d'un coup, sachant que je n'ai rien appris de l'année.


Tout le monde me dit que je l'aurai.
Et alors, qu'est ce que vous en savez? C'est moi qui vais le faire, c'est moi qui risque de flancher. C'est moi qui ai peur, qui bloque sur ça.
Peut-être que mes notes laissent supposer que c'est bon, mais si ce n'était qu'un coup de chance?

J'ai sufisamment eu la preuve que ce que tout le monde soutient, ce n'est pas forcément vrai. Si j'en croyais mes professeurs de collège, je n'aurai jamais eu de problèmes du côté des études.
Tout se passera bien, tu verras, "je ne me fais aucun souci pour toi".
Combien de fois je l'ai entendu cette phrase...
Ils auraient dû se taire, parler plus prudemment. On ne sait jamais de quoi sera fait le lendemain.
Pour moi tout s'est écroulé, et les belles phrases optimistes des profs se sont faites écrasées par la même occasion. Ce n'était que des illusions bâties dans l'imaginaire des gens. Ils aimeraient que leurs élèves réussissent. Ils aimeraient eux-aussi que la vie soit plus belle, plus simple, et ils finissent par créer des utopies qu'ils transmettent aux élèves prometteurs.

Comme si le bonheur pouvait s'obtenir grâce à la réussite scolaire. Peut-être que c'est vrai, dans un sens...mais la vie c'est bien plus compliquée que deux chiffres sur une copie.
Comme si les apparences trompeuses de la réussite extérieure garantissait un avenir serein. J'aimerai bien que ce soit vrai, moi aussi. Mais il a tellement d'autres choses que personne ne voit...pourquoi s'en aperçoit-on seulement une fois que les problèmes sont là, quand toutes les belles illusions si précieusement construites ont volées en éclats, ne laissant que des ruines?
Il y a des personnes qui ne verront jamais ce côté-là de la vie, ou si peu. Je ne sais pas si je dois les envier d'être aveugles ou si je dois les plaindre.
Je ne comprends pas comment les choses peuvent s'effondrer ainsi, détruitent par un mal qui vient de l'intérieur. Pourtant je l'ai vécu....et je ne suis pas la seule.
Pourquoi n'a-t-on jamais trouvé de solutions? Pourquoi reste-on dans une illusion, alors qu'il a tellement de choses que l'on peut consater depuis longtemps?
Il y a bien d'autres problèmes qui peuvent survenir, et qui peuvent eux aussi tout détruire...tout le monde le sait, il suffit de regarder autours de soi. Et pourtant tout le monde continue de faire comme si....
Je ne comprends pas le monde. Avec la philo, l'histoire, et d'autres matières, il y a des choses qui s'éclaircissent...dans ma tête il y a des connections qui se font, des lumières qui apparaissent. Mais quoique je fasse, il y a toujours des choses que je ne comprends pas, là, au fond.
Je ne sais même pas ce que s'est véritablement, mais il manque quelque-chose.
On réfléchi, on comprend, mais on n'avance pas.
Même moi je suis ainsi, je crois.




L'autre jour j'ai croisé une amie de primaire/collège dans la rue. Ca faisait longemps, très longtemps. L'exemple même de la personne qui se fond dans la masse. Mais finalement, tout c'est bien passé pour elle, elle vient de finir ses études et va pouvoir commencer à travailler.

Finalement je pense que les élèves lambda, ni derniers de la classe, ni premier, ceux à qui on ne porte pas beaucoup d'attention parce que ça va, ils sont transparents, normaux, banals, ceux-là sont ceux qui ont le plus de chance d'avancer sereinement et de réussir sans encombres.
Les extrèmes, ce n'est jamais bon,et ce n'est pas valable qu'en histoire.

J'ai sans doute des ambtions trop grandes. Peut-être aurait-il été préférable que je travaille moins sérieusement. Que je me taise en cours, que je ne fasse pas de remarques pertinantes. Peut-être aurais-je dû mener ma vie autrement, où tout simplement faire des fautes volontairement dans mes copies.
Je devrais viser plus simple....mais ça ne me ressemblerait pas, non plus.
Je ne peux pas me changer, pas à se point là. Bien que l'on puisse changer, il a des limites, des choses qui sont tellement vous que les abandonner seraient vous perdre aussi.....déjà que je me cherche chaque jour....

Cette année, je n'ai pas beaucoup travailler, dans un sens j'ai fais ce que j'ai dis juste au dessus. "Peut-être aurait-il été préférable de travailler moins sérieusement."
Voilà, c'est fait.
Maintenant j'ai peur _ mais j'avais peur avant, aussi, quand je révisais consciensieusement.
Si je me loupe, je n'aurais qu'à m'en prendre à moi-même, après tout. Ca, je sais si bien le faire....



Je ne crois pas en moi, mais je ne peux même plus croire les autres.
J'aimerai réussir, tirer une croix sur tout ça. Passer à autre chose.

Je vais faire comme tout le monde, m'aveugler.
Faire-comme-si, repousser au lendemain, fermer les yeux volontairement et m'abrutir dans mes disstractions habituelles. Une technique rodée par mes années d'hôpital.
Je vais attendre et ce sera lundi, je serai dans l'examen. Puis jeudi après-midi, tout sera fini.
Les dés seront jetés. Je n'aurai qu'à me faire porter, c'est agréable...


Je me demande toujours pourquoi je me pose autant de questions, pourquoi je me compllique la vie. Pourquoi je disserte sur ce blog à propos de sujets sans réponse, qui n'ont peut-être pas grande importance. Ou peut-être que si, mais c'est trop compliqué.
Et quand je me relis, je trouve que ça n'a pas de sens.

Je suis toujours aussi perdue, quand je pense à mes pensées....

Jeudi 15 mai 2008

 


Si je ne me trompe pas, c'est elle, vénus, tout en haut à gauche....

 

 

 

    Un soir, Schopenhauer se promenait sur la route avec son ami le Dr Wilhelm Gwinner, son futur biographe. Les étoiles brillaient au ciel, et Vénus resplendissait d'un éclat tout particulier. Gwinner, contemplant la planète, devint tout a coup lyrique, et se mit à évoquer le souvenir des âmes que Dante y a placées comme dans un port de salut béni ; puis, son imagination travaillant, il demanda au vieux philosophe s'il n'était pas d'avis qu'il y avait là aussi des êtres vivants, mais doués d’une existence plus parfaite que la nôtre. Schopenhauer répondit qu'il ne le croyait pas une organisation supérieure à celle des humains ne pouvait, selon lui, avoir la " volonté de vivre ". Il pensait que la série ascendante vers la vie se terminait à l’homme, dernier terme de ce progrès qui lui apparaissait comme un fait si effroyable puis, s'exaltant insensiblement : " Croyez-vous, dit-il, qu'un être supérieur à nous voulût continuer un seul jour cette triste comédie de la vie ? Cela est bon pour des hommes ; des génies ou des dieux s'y refuseraient ".

 

 

Ethique, droit et politique d'Arthur Schopenhauer, Préface



Même si je ne n'aurais plus de cours de philosophie désormais, entre elle et moi ce n'est pas fini.......


                                       

 

Mardi 13 mai 2008


Plus qu'un cours. Français, demain.
Me voici encore face à une des nombreuses choses qui me posent problème...je crois que je n'en finirais jamais.
Qui dit fin des cours dit fin. Oui, et alors?
Et alors moi les "fins" me posent problème. Parce que ça veut dire que toutes les personnes que j'ai rencontré je ne les reverrai plus parce que c'était juste mon environnement, rien de plus. Que je quitte cette ambiance qui m'a suivie pendant ces 7 derniers mois, que je n'aurais plus cours avec ces profs, que je ne remettrais plus les pieds dans les locaux, que l'expérience des cours du soir c'est fini, le retour à 21h à la maison aussi, le coucher de soleil sur les toits et la salle de repos avec ce distributeur qui m'énerve et le trajet en voiture identique chaque jour et......
Je n'aime pas.

Je n'aimais pas quand un infirmier prenait sa retraite, changeait de service, quand on me baladait d'un hôpital à un autre. Je n'ai jamais aimé les fins d'années scolaire.

Pendant tout un temps, je prends soin de me construire un univers, un monde. Je m'accroche quand c'est difficile, parfois je ris, j'ai l'impression d'avancer et de progresser, de réussir à faire des choses, je contruits ma vie.
Et c'est déjà fini.
Il faut recommencer.

Alors bien sûr, on peut dire que ce n'est pas vraiment une fin, c'est le début de quelque chose d'autre. Ou alors que c'est une fin nécessaire pour avancer, ou bien que c'est une étape.
On ne peut pas rester immobile toute sa vie, il faut aller de l'avant, et évidemment moi aussi j'aimerai découvrir d'autres choses, avoir d'autres expériences.
J'ai des rêves, malgré tout, j'ai envie d'être à l'année prochaine.
Mais quand même. C'est toujours dur.


Demain, j'ai aussi rendez-vous avec le psy, ça va me faire du bien. Sauf que je suis fatiguée, donc j'aurais forcément envie de pleurer à un moment donné, et ça me gêne, donc...donc je vais dévier le sujet, éviter les choses qui fâchent, et tout va bien se passer...
Je vais jouer mon rôle, parfait.

Demain c'est aussi mon anniversaire.
Je n'ai même pas eu l'impression d'avoir eu 18 ans, et pourtant....ça fait déjà 3 ans.
Je crois que je me suis arrêtée à mon entrée à l'hôpital, pour mon âge. Voir un peu avant. Pour moi, j'ai encore 15 ans, je pense peut-être comme une personne mature, mais on me le disait déjà au collège, donc pas de problème.
Je me pose plein de questions, les cours de philo me retournent dans tous les sens et j'ai l'impression d'être très vieille.

Mais au niveau des années, je n'ai rien vu passé.
Je me crois encore avant.
C'est comme si je vivais dans une illusion. Ou alors un rêve.
Je crois que je n'ai pas vraiment l'impression que les jours passent, que les emaines s'écoulent, les années aussi. Je vais avoir 21 ans et je n'arrive pas encore à prendre conscience que j'ai eu 17 ans, 18 ans....
J'ai très peur.
Parfois je me demande si je ne suis pas endormis sur un lit d'hôpital, et que je rêve ma vie.
Juste un rêve. Je crois que tout le monde a pensé ça un moment donné.

J'ai envie de pleurer quand je regarde en arrière et que je compte les années. J'ai l'impression que le temps pourrait être mieux utilisé. Il me semble que je gâche tout, que je ne profite pas.
C'est comme si je ne faisais rien. Les années passent, et je reste immobile. Pas d'expériences palpitantes, pas de vie "jeune". Rien.
Je suis comme un fossile.
Quand j'ai eu 18 ans, j'étais à l'hôpital et je m'étais dit "maintenant j'ai l'âge d'aller en boîte, je vais pouvoir m'amuser, bientôt". Sauf qu'au jour d'aujourd'hui, je n'y suis toujours pas allée, et que mon envie d'y aller est même partie.
C'était un beau rêve, j'en avais envie, mais finalement, ça ne s'est pas fait. Les mois sont passés, et puis l'envie m'est passée, elle aussi.


Il a plein de choses comme ça. Je ne suis jamais partie en vacances scolaires. Je me disais toujours "un jour, un jour je pourrais le faire". Je suis passée entre les mailles du filet pour les classes de neige en primaire, mon père a refusé de me laisser partir en Angleterre en 6ème et j'ai refusé le voyage en Allemagne en 3ème parce que je détestais l'allemand. Je me disais "au lycée, je partirais bien". Et puis finalement, le lycée, je n'y suis restée que 7 mois, et je ne suis pas partie.
Maintenant, c'est fini, je ne retournerais plus en arrière, et je ne vivrais jamais les voyages d'école. Mes seuls souvenirs resteront les sorties à la journée, et les 2 jours en Provence avec le latin. Et les sorties thérapeutiques avec les hôpitaux.


Il y en a plein d'espoirs déçus, de choses manquées comme ça.
Et j'ai beau essayé de travailler sur moi, de m'en sortir, ces choses là sont passées et j'aurais beau aller 100 fois mieux, avoir une vie géniale, je ne pourrais pas revenir en arrière.


Que de regrets.
J'essaie de voir en avant maintenant, mais c'est difficile aussi.
Parce que l'avenir, je ne sais pas comment il sera. Tout me fait peur.
L'année prochaine, je vais de nouveau me retrouver avec des personnes qui sortent juste du lycée. Il y aura sans doute des personnes plus âgées, évidemment.
Mais comment je vais pouvoir affronter les gens qui ont 18, 19 ans?
Même si il m'arrive de discuter avec des personnes de cet âge sur internet, c'est plutôt rare. Et j'ai l'impression que je ne pourrais pas retrouver de telles personnes dans la réalité.
Il y aura plutôt un flot de personnes toutes les mêmes, dans les tendances du moment, l'esprit léger, qui se foutent royalement des questions existentielles que je me pose, qui vivent à des années-lumière de moi et qui n'ont jamais eu de problèmes à part les soucis du lycée, des copains et les préoccupations du prochain devoirs et des rumeurs entre machin et chose.
Non, tout le monde n'est pas comme ça...mais il y en a tellement de comme ça.
Pourtant j'aimerai bien être comme les autres. Ne pas me poser trop de questions, avoir une vie de jeune classique. Peut-être très superficielle, mais au moins, les gens semblent être heureux comme ça. Peut-être que leur bonheur n'est qu'une grande illusion, qu'ils ne vivent pas vraiment, que les vraies choses ne sont pas là.
Mais j'en ai marre de me poser des questions.
Je veux juste vivre facilement.

C'est très contradictoire tous ce que je dis ce soir.....

Je crois que je me suis trompée de monde, j'ai dû me tromper de mode d'emploi.
J'ai vraiment l'impression d'être une pièce posée là sans le vouloir vraiment.
Personne ne me comprend, même pas moi je crois.
Même en discutant avec les personnes du GRETA, ce n'est pas vraiment ça.
Je me dis toujours un jour ça ira mieux, mais ça doit faire 21 ans que je vis avec l'espoir qu'un jour je trouve ma place, que je me sente bien là où je suis, dans ce monde.
Sauf que j'attends toujours.
Je reste toujours aussi vide.
J'ai toujours autant de regret.
J'aimerais recommencer, encore.
Je m'accroche à mes rêves, à l'idée que peut-être un jour, à mes illusions et aux distractions qui me rendent la vie agréable et me donnent un but au jour le jour, quelque-chose de facile.
Mais est-ce que ma vie ne va se résumer qu'à cela, pour toujours?





Mardi 13 mai 2008

Hop, un article léger, léger....

J'ai demandé à ma soeur de me photographier les cheveux, parce que je n'avais pas grand-chose d'autre à faire....et puis je voulais voir si ils avaient poussé.
Et essayer aussi de répondre à la question : De quelle couleur sont-ils?


Face à la lumière, avec flash





Lumière du soleil, sans flash




Face à la lumière, sans flash





Face à la lumière, sans flash




Dos à la lumière, avec flash (là, ça fait mal niveau couleur)



Lumière du jour, sans flash




Bref, ça m'avance à rien, mais j'étais occupée pendant 1/2 heure pour trouver toutes les expositions (enfin il y en a d'autres, les "ombres" et les lumière articifielles, mais je vais arrêter là...)
Je ne suis toujours pas plus avancée...
Je pense que je vais bientôt aller chez le coiffeur.


Et promis, la prochaine fois je mets des photos du ciel^^







Jeudi 8 mai 2008

Début du mois de mai.
Il fait chaud, il fait chaud...
Si vous étiez là l'année passée ou celle d'avant, ou alors que vous avez lu les articles, vous devez être au courant que je suis une personne qui ne supporte pas la chaleur...
Il fait entre 20 et 27°C, c'est déjà beaucoup trop pour moi, j'ai adopté la tenue chemise légère à manche courte, pantalon en tissu large et chaussure ouverte. Et j'apprécie la fraîcheur du soir, vers 20h.

Plus que deux journées de cours, la semaine prochaine. Et après le grand saut.
J'ai peur. Parfois je me dis que tout va bien se passer, que c'est juste des devoirs comme les autres, parfois pas.
Je réflèchis beaucoup, beaucoup, et comme d'habitude j'imagine tous les scénarios, mets en oeuvre tous les cas de figure dans ma tête. Les plus catastrophiques surtout.
Le centre d'examen est à une heure de chez moi...une heure de route, il peut se passer des dizaines de problèmes, rendez-vous compte!

Hier j'ai finalement eu le dernier résultat pour mon examen blanc.
Les profs de philo et de français s'entendent pour dire que mon style d'écriture est des plus agréables. Comme ma mère me l'a fait remarquer, on me dit ça depuis le CM1, depuis que j'ai commencé à faire des rédactions....
J'ai eu 17 de moyenne cette fois-ci, je ne sais même pas si je dois m'en réjouir.
De toute façon je n'ai pas le temps d'en profiter, dans 11 jours il faut tout recommencer.


Dans un autre genre, moins gai, deux personnes de ma famille sont rentrées simultanément à l'hôpital.
Le frère de ma grand-mère (maternelle), pour une leucémie. C'est pas nouveau, ça fait pas mal de temps que le problème traîne, jusqu'à maintenant on n'avait pas de mot sur le problème. Il n'y a rien à faire, c'est la vieillesse, aussi....
Mon grand-père (paternel, cette fois), en urgence la semaine dernière. Il s'est fait opérer le jour de son entrée. Après analyse, c'est un cancer du colon, il se fait enlever l'intestin la semaine prochaine, et puis après on verra....
Ce n'est pas des plus joyeux. Ce sont des personnes que je n'ai jamais beaucoup vu, donc ça ne me démoralise pas  _ dis comme ça c'est cruel.
C'est juste qu'il règne une atmosphère anormalement lourde, et que chaque coup de téléphone laisse présager le pire. Déjà que cette chose est habituellement mon ennemi et que je l'évite du mieux que je peux, là je commence à la craindre même lorsque ce sont les autres qui répondent.


C'est à peu près tout...je m'accroche, comme d'habitude.
Je regoûte aux avantages du pantalon ample qui ne me serre pas, c'est génial.
Je tente de rester zen du mieux que je peux, je teste actuellement l'huile essentielle de lavande pour me détendre, celle au citron pour la peau, mes parents prennent des cuillères de gel d'aloe-vera contre les brulures d'estomac et ma soeur s'attaque à la gelée royale pure.
On tourne "retour au naturel", dans la famille.


 

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